Une aventure historique


Dates clés

1964 Création de Point Mulhouse, une aventure qui commence avec une poignée d'amis dans un chalet des Vosges.
1978 Création de la première compagnie Charter long courrier: Point Air.
1988 Arrêt brutale et injustifié des activités du Point Mulhouse avec ses avions bloqués au sol.
1990 Maurice Freund devient le directeur général de la compagnie aérienne régulière Air Mali à Bamako.
1995 Renaissance du Point sous la forme du Point-Afrique avec son premier vol France » Gao (Nord Mali).

1996 à 2008 Ouverture des vols charters à destination d'Agadez & Niamey (Niger), Mopti & Bamako (Mali), Atar (Mauritanie), Sebha & Benghazi (Libye), El Rachidia (Maroc), Tamanrasset, Djanet, Timimoun & Ghardaïa (Algérie), Ouagadougou (Burkina Faso), Cotonou (Bénin), Dakar, Ziguinchor & Saint-Louis (Sénégal).

2007 La mort de 4 touristes français à Aleg en Mauritanie amorce la fin à petit feu des activités du Point-Afrique en Afrique de l'Ouest et de ses vols au Sahara et au Sahel.
 
2012 Reprise des vols et des circuits avec le lancement de Faya Largeau au Tchad pendant 3 saisons. Point Afrique entre dans un sommeil jusqu'en 2017.

Point Mulhouse

Tout commença entre une bande de copains, les "pointistes", rêveurs invétérés en quête de voyages lointains mais dont la bourse ne permettait pas d'assouvir leur soif d'expéditions. L'association "Le Point" se lança ainsi dans l'affrètement des avions afin de réduire les coûts des billets entre la France et l'Inde.
Pari réussi, le premier vol charter est né !
D'autres destinations suivèrent jusqu'à la création en 1978 de la compagnie aérienne Point Air.

Coupure de presse sur Point Mulhouse et Maurice Freund

Point Mulhouse

Point-Afrique

Le projet de Point-Afrique part d’un constat évident :
Quatre cents ans de rapports Nord-Sud (plus spécifiquement entre l’Europe et l’Afrique) n’ont pas permis d’établir une relation juste et équilibrée entre les deux parties.
Au contraire : nous sommes toujours dans un modèle de l’exploitation et de la prédation, doublé d’un rejet de l’altérité de plus en plus violent.

Point-Afrique se refuse, à l’assistance ou la charité. La seule exigence qu’elle a choisi de porter - bien avant que la mode ne s’entiche du «solidaire» ou de l’ «équitable» - est une exigence de justice, qui considère l’autre comme un égal, et non de bienfaisance, qui le rabaisse. Son credo tient dans la phrase d’Hampâté Bâ:

« La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit. »

Le reste est, comme toujours, une affaire d’hommes et de circonstances. Lorsqu’en 1995, à la signature des accord de paix entre la rébellion touarègue et le gouvernement malien, le Mali sollicite Maurice Freund et Point Afrique pour lancer un projet de développement touristique dans une région déjà mise à mal par les sécheresses catastrophiques des années 80, le schéma général de l’action se dessine rapidement. Il consiste à affréter un vol reliant directement la France à Gao, et d’organiser, avec les acteurs locaux, un accueil touristique capable d’offrir aux uns un complément de revenu ou un emploi à part entière, aux autres - vous - une immersion directe dans un univers fascinant. Schéma visionnaire, qui suscitera l’incrédulité de la profession, et connaîtra un fantastique succès.

Il sera reproduit, aux variantes près, sur d’autres destinations, d’abord sahariennes, ensuite en Afrique Noire.
C’est dire que Point-Afrique considère le tourisme comme un moyen, et non une fin en soi. Un moyen de faire dialoguer les hommes et les cultures; un moyen d’offrir, non pas une assistance ou une aide, mais la possibilité de gagner dignement sa vie par son travail, dans le respect mutuel.

Les statuts

Le Point-Afrique est une coopérative de voyageurs créée en 1996 autour de Maurice Freund, ancien fondateur du Point-Mulhouse - l’entreprise qui a rendu possible le vol charter en France.
Le Point-Afrique est propriétaire à 100% de l’agence Point-Afrique Voyages, titulaire d’une licence de voyagiste, qui constitue son principal outil de travail.
Comme coopérative, Le Point-Afrique s’inscrit dans l’économie sociale, garante de son indépendance et de sa liberté d’action. N’ayant pas de comptes à rendre à des actionnaires, elle est ainsi libérée de l’obsession du profit à court terme et peut, après constitution de ses réserves financières, choisir librement de soutenir ou développer les projets qui lui tiennent à coeur et qui lui apparaissent en adéquation avec sa philosophie.

Coopérative de voyageurs

L'économie sociale s’organise autour de regroupements d’hommes et non de capitaux, sous des formes variées, comme les associations, les mutuelles et les coopératives. Elle repose sur le principes de la libre adhésion à un projet de citoyens égaux en droit. Elle interdit la redistribution des excédents dégagés par l’activité. Une entreprise relevant de l’économie sociale n’a donc pas d’actionnaires, au sens boursier du terme.

 

Notre éthique

Terme bien galvaudé, devenu souvent un simple argument de marketing, l’éthique est inscrite au coeur même du projet de Point-Afrique. Pour Point-Afrique, le tourisme n’a de sens que s’il permet une véritable rencontre, et qu’il assure des retombées économiques réelles aux populations locales.

Ainsi, Point-Afrique s’est toujours refusé à investir dans des infrastructures lourdes, de type hôtelières, sur le modèle de ce qui a pu se faire sur le littoral africain: à chaque fois, les véritables bénéficiaires de l’opération se sont avérés être les bailleurs de fond occidentaux, et non les populations concernées. Au contraire, nous avons toujours privilégié un hébergement direct auprès de l’habitant, ou dans de petites structures autogérées, comme dans les campements villageois de Casamance ou celui de Karey Kopto au Niger.

De même, nous avons choisi chaque fois que c’était possible la randonnée plutôt que tout autre moyen de déplacement, parce qu’elle constitue le mode de prise de contact le moins intrusif qui soit, et le mieux à même de provoquer de réels échanges de qualité avec les populations locales. 

Enfin, Point-Afrique s’est résolument adressée à des guides africains, et non européens : qui mieux que celui qui est né, a grandi et travaillé dans une région, est à même de vous la faire découvrir et aimer?
Evidemment, ces choix éthiques ne sont possibles que s’ils sont compris et acceptés par notre clientèle. Nous avons fait le pari de vous considérer comme des êtres adultes, libres et responsables, capables de minimiser les petits inconvénients d’une organisation volontairement basique, à même de renoncer pour quelques jours à une partie du confort occidental, désireux d’aller vers de véritables rencontres, même et surtout quand celles-ci remettent en question certaines certitudes trop facilement acquises.